Un guide qui a un lien avec la communauté
La première question que RioOnWatch, un site d’information consacré aux favelas, conseille aux visiteurs de se poser est de savoir si les habitants profitent de la visite, et il recommande de privilégier les visites menées par des personnes nées dans la favela. Ce site n’indique une visite comme menée par des habitants que si sa propre page produit le dit. Beaucoup de titres parlent de « guide local », ce qui peut désigner quelqu’un de n’importe quel quartier de Rio, et des avis cinq étoiles qui évoquent un guide sympathique ne prouvent pas où vit ce guide. Quand une page produit ne dit rien, les tableaux de ce site affichent « Non précisé ».
Pourquoi il n’y a pas de visites en jeep sur ce site
Les jeeps découvertes qui montent les visiteurs sur la colline et les redescendent sont critiquées depuis des années. En 2015, un guide habitant de Santa Marta expliquait à RioOnWatch que les jeeps entraient sans guide local, ne racontaient pas la véritable histoire de la favela et ne montraient aucun respect pour les gens qui y vivent. En 2020, le même site conseillait aux visiteurs, sans détour, de se tenir à l’écart des jeeps. Les visites présentées ici sont des balades et des randonnées. Certaines utilisent un moto-taxi ou un van pour rejoindre le départ. Les soirées festives et de baile funk et les options drone sont également écartées.
Les photos
Demande avant de photographier quelqu’un, et accepte un refus. Les enfants ne sont pas un décor. Range l’appareil quand ton guide te le demande, sans discuter. Favela Walking Tour interdit les lunettes caméra et les autres appareils d’enregistrement, et Jupiter Tour n’accepte pas les drones. Une photo de la vue depuis un toit en dira plus à tes amis sur Rio que la porte d’entrée d’un inconnu.
De l’argent qui reste dans la favela
Certaines pages produit nomment un projet qui reçoit une partie de l’argent : le jardin Santa Horta à Santa Marta et le Centro Social Dona Irene à Tavares Bastos. La page produit de Gilson Fumaça prévoit des visites de projets culturels à Santa Marta, sans préciser quelle part du prix leur revient. Au-delà, la contribution la plus simple consiste à acheter une boisson, un en-cas ou un objet d’artisanat à un commerce local en chemin, et à donner un pourboire au guide en espèces, en reais. Si l’on te demande d’acheter quelque chose pour des enfants après un match ou une visite, tu peux tout à fait décider à l’avance de ce que tu veux faire, et demander au guide comment ton argent serait le mieux utilisé.
Comprendre ce que tu vois
Une visite dans une langue que tu suis bien vaut plus qu’un créneau moins cher. Une personne a remarqué que la moitié lusophone d’un groupe mixte en apprenait bien plus que la moitié anglophone. Pose des questions ; des voyageurs décrivent des guides qui répondaient volontiers sur la vie quotidienne. D’autres ont trouvé des visites précipitées ou pauvres en informations, ce qu’il vaut mieux signaler au prestataire plutôt que de l’accepter en silence.